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Pour diffusion immédiate
Le Centre Wiesenthal au Ministre
français de l'Education nationale: "Faites retirer les manuels scolaires
qui font l'apologie du terrorisme!"
Le Centre au Directeur général adjoint pour l'Education à l'UNESCO:
"Exercez un contrôle sur les programmes scolaires français qui incitent
au jihad. Les programmes scolaires doivent condamner le terrorisme,
et non l'encourager!"
Paris,
le 21 Novembre 2005
Dans une lettre adressée au Ministre français de l'Education nationale, Gilles de Robien,
M. Shimon Samuels, Directeur du Centre Simon Wiesenthal pour les relations internationales, a souligné que deux professeurs d'histoire-géographie, Barbara Lefebvre et Eve Bonnivard, viennent de publier une recension alarmante des textes utilisés dans les manuels scolaires des lycées, intitulée "Elèves sous influence" (Editions L. Audibert, Paris 2005, 350 pages, 15 euros).
Le
présent rapport prolonge les "Territoires perdus de la République",
réflexion dérangeante sur l'antisémitisme en milieu scolaire parue
en 2002 aux éditions Mille et une Nuits. Il s'attache en particulier
à la question de l'incitation au terrorisme.
Le
Figaro a commenté trois extraits de manuels scolaires cités
par ces chercheuses:
- -Dans le manuel de terminale paru chez Magnard, "le terrorisme
est l'arme des faibles, qui, dans l'incapacité d'attaquer frontalement
une grande puissance, cherchent à la déstabiliser en s'en prenant
à des cibles symboliques".
- -Dans le manuel paru chez Bordas : Les djihadistes sont des
"protestataires" qui trouvent une audience accrue "dans le contexte
d'opposition à Israël et aux Etats-Unis"; L'islamisme séduit par
son refus de la "prépondérance occidentale et de la mondialisation
du modèle américain".
- -Pour le manuel de Nathan et Belin : "La présence de troupes
occidentales dans la région du Golfe accroît le sentiment d'humiliation
de l'opinion arabe".
Le
secrétaire général du Centre Simon Wiesenthal - France, Richard
Odier, a déclaré: "On enseigne une vision simpliste, sans sens de
la nuance ou de la perspective historique. Malgré ces tentatives
inconsistantes pour disculper ceux qui font des Etats-Unis et d'Israël
des boucs-émissaires, de telles apologies du meurtre de masse constituent
non seulement des violations de l'esprit laïque de la République
française, mais contredisent également les dispositions des Nations
Unies et de l'Union Européenne concernant l'incitation à la violence
et le terrorisme." Il a ajouté: "Si les lycées français inculquent
à leurs élèves une pédagogie qui justifie les attentats-suicides
et le culte de la mort, ils courent le risque d'être considérés
comme des complices par les victimes d'attentats similaires à ceux
de Madrid ou de Londres."
Le Centre a insisté auprès du ministre pour qu'il "prenne les mesures nécessaires pour que ces manuels scolaires incendiaires soient retirés du giron de l'Education nationale, et pour qu'il exerce un contrôle sur tous les achats, présents ou futurs, qui glorifient, encouragent ou justifient toute forme de terrorisme."
Une demande similaire a été adressée à M. Peter Plympton Smith, Directeur général adjoint pour l'Education auprès de l'UNESCO, "pour que la France fasse l'objet d'une attention toute particulière dans son programme de critique des textes scolaires."
Le Centre a averti le Ministre que "la vague actuelle d'émeutes qui secoue la France ne doit en aucun cas être exacerbée par des enseignements scolaires qui accordent le respect à des idéologies de la mort. Les jeunes émeutiers, déjà sous l'influence des prédicateurs de haine et des sites Internet, n'ont pas besoin d'autres encouragements. Aucune revendication, aucun malaise, aucun sentiment d'humiliation ne peuvent justifier des violences".
La lettre se concluait ainsi: "Les programmes scolaires doivent condamner toute forme de haine, de violence et de terrorisme, et en aucun cas les encourager".
Pour
plus d'informations, veuillez contacter M. Shimon Samuels au +33 6 09 77 01 58.
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