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Le Centre Wiesenthal à la Fédération Internationale des Journalistes: "Après avoir légitimé les terroristes du Hezbollah, soutiendrez-vous ou condamnerez-vous votre voisin, le journal La Libre Belgique, dans son appel à l’extermination d’Israël?"

Paris, 28 juillet 2006

La semaine dernière, la section israélienne s’est retirée de la Fédération Internationale des Journalistes (IFJ), indignée par la dénonciation de la destruction par l’Armée de l’air israélienne au Liban de la télévision du Hezbollah, Al Manar.

Dans une lettre à M. Aidan White, secrétaire général de la Fédération Internationale des Journalistes, M. Shimon Samuels, directeur des relations internationales du Centre Simon Wiesenthal, a souligné: "Votre dissimulation de la terreur a déjà porté ses fruits: votre voisin bruxellois, La Libre Belgique - dans son éditorial du 25 juillet intitulé 'C'est le Sionisme qui mène à la guerre' - a honteusement soutenu le président iranien Ahmadinejad, donneur d’ordres et financier du Hezbollah qui appelle à 'balayer l’Etat d’Israël de la carte'".

La lettre continue: "Le journal dépasse la critique normale de la politique israélienne en franchissant avec malveillance les lignes rouges du discours de la presse civilisée:
En manipulant des citations des personnalités juives du Sionisme comme seul mouvement de libération nationale, La Libre Belgique déclare que 'la doctrine fondatrice du Sionisme a été le racisme et le colonialisme... le peuple d’Israël est un peuple supérieur et la continuation moderne du peuple élu... Israël au Proche Orient est l’Afrique du Sud de l’apartheid en Afrique méridionale – une colonie euro-américaine'".

Selon le Centre Wiesenthal, l’éditorial de La Libre Belgique glisse du racisme au négationnisme de Shoah, et à un nouvel appel à une Solution Finale définitive: "De quel droit les dirigeants israéliens, nés pour la plupart après 1945, parlent-ils au nom des victimes du nazisme? De quel droit s’approprient-ils la mémoire exclusive d’un crime commis contre toute l’humanité?"

M. Samuels a fait remarquer: "Il ne s’agissait pas de 'toute l’humanité', mais bien des dirigeants et du peuple d’Israël – comme tout juif vivant aujourd’hui, en Israël ou dans la Diaspora – qu’Hitler a décidé d’exterminer. De fait, La Libre Belgique dérobe aux victimes leur propre victimologie."

Il ajoute: "Passant successivement d’un petit pas, à un saut puis au grand écart de l’appel au génocide, un quotidien important belge, au fait de la complicité de la Belgique dans la déportation des Juifs, déclare en fin de compte sans ambiguïté: 'Nous avons été scandalisés d’entendre le président iranien dire qu’Israël devait être balayé de la carte. Ce serait cependant le seul moyen de voir l’Etat d’Israël, politiquement s’entend, disparaître... La politique de 'deux peuples, deux Etats', la politique de partition de la Palestine sur des bases politique et ethnique, est une politique d’apartheid qui n’apportera jamais la paix. Retournons à ce qui a toujours été, jusqu’à Oslo, le projet de l’OLP.'"

En conclusion, la lettre souligne le postulat clairement orienté de La Libre Belgique: "Quand un gouvernement juge que la vie d’un soldat est plus importante que celle de dizaines d’enfants ou de civils au seul prétexte que ce soldat est juif alors que les dizaines d’enfants ou de civils sont musulmans, chrétiens ou athées, alors l’Etat représenté par un tel gouvernement est un Etat raciste."

M. Samuels soutient aussi que "si chaque Etat accordait autant de valeur à la vie de chacun de ses soldats, et dans le cas d’Israël de TOUS ses soldats - juifs, druzes, bédouins musulmans ou arabes chrétiens - tous citoyens israéliens qui servent dans l’Armée de Défense d’Israël, alors la guerre serait une option politique moins probable."

La Fédération Internationale des Journalistes a légitimé les terroristes du Hezbollah comme "journalistes d’Al Manar". Ces prétendus journalistes se fichent éperdument du nombre de leurs combattants perdus comme "martyrs", pendant qu’ils commettent des atrocités contre des civils. La Libre Belgique a endossé le génocide antisémite de ce même régime iranien qui a envoyé un million de ses enfants pour faire exploser de leurs corps les mines dans un "Djihad" contre l’Irak.

Le Centre a pressé l’IFJ et La Libre Belgique "de reconnaître leurs responsabilités, au même titre que le rédacteur du Stürmer, Julius Streicher à Nuremberg, ou les trois journalistes rwandais devant la Cour des Nations Unies de Arusha. Aucun d’entre eux n’avait tué mais tous ont été condamnés pour incitation - par voie médiatique - aux assassinats de masse."

La lettre demande au Secrétaire général d’endosser la responsabilité des conséquences possibles de ses paroles: d’abord, une vague d’antisémitisme violent en Europe; puis un débat en Belgique sur l’ouverture des portes à cinq millions de réfugiés israéliens.

M. Samuels privera l’IFJ de ce dernier scénario, assurant le secrétaire général que "cela n’arrivera jamais car c’est ce langage de La Libre Belgique qui conforte la résistance et le caractère indomptable de l’Etat juif."

La lettre conclut: "Peut-on attendre de l’IFJ qu’elle condamne La Libre Belgique pour son antisémitisme et la violation indubitable du code de conduite journalistique de l’IFJ?"

 

Pour plus d’informations, veuillez contacter M. Shimon Samuels au +33 6 09 77 01 58.

 

 

 

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