Communiqués de presse 2019

Éditorial de Shimon Samuels publié en anglais dans The Times of Israel
le 11 août 2019
https://blogs.timesofisrael.com/refugees-an-example-for-the-world-moises-ville/

– Où puis-je acheter des pierogi ? – Au magasin au coin de la rue.

– Ah, ce sont des Juifs ? – Non, ils sont italiens.

Ce dialogue, à la fin de la deuxième décennie du XXIe siècle, pourrait bien avoir lieu dans n’importe quelle grande ville du monde, mais en l’occurrence, ce n’était ni à New York, ni à Paris, ni à Buenos Aires. Il s’est passé dans une bourgade de la province septentrionale de Santa Fe, en Argentine. D’après le recensement de 2010, cette bourgade compte 2 425 habitants.

 Elle s’appelle Moisés Ville.

Paris, le 8 août 2019

Le Centre Wiesenthal s’est joint à cinq organisations juives européennes pour protester contre le journal belge De Morgen (Le Matin) à propos de son chroniqueur, Dimitri Verhulst, qui a décrit les Juifs comme « des créatures aux vilains nez ».

Nous avons demandé à l’éditeur de ce quotidien de renvoyer Dimitri Verhulst et d’adresser ses excuses au peuple d’Israël et à la diaspora juive.

Voir la lettre (en anglais) : De_Morgen_letter.pdf

« Le centre de loisirs JugendErholungsWerk de Hambourg organise des colonies de vacances… Si votre logo est ‘‘JEW HH’’, il risque d’envoyer un mauvais message aux enfants ‘‘réfugiés’’ et aux familles au sein desquelles l’antisémitisme est déjà un facteur bien connu. »

Paris, le 4 août 2019

Dans une lettre adressée à Ulrike Kutsch et Carsten Wode, directeurs généraux de JugendErholungsWerk Hamburg e.V. (JEW), un centre de loisirs pour jeunes, le directeur des Relations internationales du Centre Simon Wiesenthal, Shimon Samuels, leur signalait qu’« un de nos membres allemands a attiré notre attention sur un élément de vos colonies de vacances qui le dérangeait : il semblerait que vos raquettes de ping-pong portent les lettres ‘‘JEW HH’’… Il estime que ce genre d’inscription est antisémite et même passible de poursuites judiciaires en vertu du droit allemand ».

La lettre se poursuivait en ces termes : « Quand notre membre a interpellé un responsable du camp, ce dernier lui a expliqué qu’il s’agissait d’une abréviation de l’organisation qui gère le camp : ‘‘JugendErholungsWerk Hansestadt Hamburg’’ = ‘‘JEW HH’’. »

M. Samuels indiquait qu’« à la lecture du site de votre organisation, <https://www.jugenderholungswerk.de/>, et du résumé figurant sur le site Web des services à la jeunesse, <jugendserver-hamburg.de/?aid=631>, on est frappé à première vue par la formulation : respectivement, ‘‘Chaque année, avec la JEW, plus de 1 200 enfants de tous les coins de Hambourg partent en vacances’’ et ‘‘La JEW organise des colonies de vacances pour enfants’’… » (traduit de l’allemand)

M. Samuels ajoutait que « votre programme pour les enfants est louable, et en particulier ce que vous faites pour la protection des enfants réfugiés… Cependant, nous ne trouvons nulle part sur votre site les acronymes ‘‘JEW’’ et ‘’HH’’ accolés, ‘’HH’’ faisant penser à ‘‘Heil Hitler’’… Nous vous prions donc de nous confirmer que cette formule, qui figure sur vos raquettes de ping-pong, est bien de votre fait. Car il se pourrait que l’extrême droite ait exploité votre logo... »

« … Et même si votre logo est bien ‘‘JEW HH’’, il risque d’envoyer un mauvais message aux enfants ‘‘réfugiés’’ et aux familles au sein desquelles l’antisémitisme est déjà un facteur bien connu », concluait M. Samuels.

Paris, le 1er août 2019

Le président de la Coalition européenne des villes contre le racisme (ECCAR), Benedetto Zacchiroli, a pris sans tarder des mesures à la suite de la protestation du directeur des Relations internationales du Centre Wiesenthal, Shimon Samuels, et de l’appel de ce dernier pour qu’un membre antisémite notoire du conseil municipal de Montpellier soit destitué de ses fonctions.

M. Zacchiroli a écrit à Philippe Saurel, maire de Montpellier – ville qui fait partie des 158 municipalités membres de l’ECCAR – pour appuyer pleinement les mesures à prendre contre Djamel Boumaaz, un de ses conseillers municipaux, dont le comportement néo-nazi et les déclarations haineuses sont de notoriété publique.

« Étant donné que Djamel Boumaaz a été élu par une minorité d’électeurs » [il avait été membre du Front national, parti d’extrême droite] … « le maire ne peut prendre aucune mesure contre lui [mesures demandées par M. Samuels] », soulignait M. Zacchiroli. Mais il proposait d’entreprendre d’autres actions « à Nancy, le 3 octobre prochain, à l’occasion de la première réunion des villes françaises inclusives ».

« En tant que partenaires officiels de la Coalition européenne des villes contre le racisme (ECCAR), nous invitons cette dernière à dresser une liste de surveillance des bigots racistes notoires qui occupent des fonctions municipales ou des plateformes publiques. »Paris, le 25 juillet 2019

Paris, le 25 juillet 2019

Dans une lettre adressée à Benedetto Zacchiroli, président des 158 municipalités membres de la Coalition européenne des villes contre le racisme (ECCAR), le directeur des Relations internationales du Centre Simon Wiesenthal, Shimon Samuels, attirait son attention sur le comportement de Djamel Boumaaz, un élu du conseil municipal de Montpellier (Hérault) apparemment sous l’étiquette Rassemblement national (ex-Front national).