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Samuels a précisé que « si à première vue, ce projet pouvait sembler justifié, il s’agit, en réalité, d’une campagne insidieuse de falsification de l’histoire ayant pour but d’entraîner toute l’Europe à abandonner le concept historique de l’Holocauste et le remplacer par la notion de ‘deux génocides égaux’- nazi et soviétique ».

La lettre expliquait que « le véritable objectif de ce projet est de blanchir la population des nations baltique de leur participation au massacre de leurs populations juives (le taux d’assassinats du fait de l’Holocauste dans les pays baltes fut le plus élevé d’Europe). »

Samuels ajoutait, « Les commissions financées par les états, comme la  susmentionnée Commission de Vilnius, sont les protagonistes de cette campagne sur la scène internationale, tandis que dans chacun de ces pays, les musées présentent un décompte bidon de l’écrasante complicité juive sous la domination soviétique, passant totalement sous silence la participation locale dans les meurtres, et faisant des efforts de plus en plus considérables pour ternir les victimes de l’Holocauste, les survivants et les combattants de la résistance avec le stéréotype des ‘conspirations juives bolcheviques’. Le ‘Musée du Génocide’ financé par l’état, au centre de Vilnius, par exemple, a pratiquement supprimé l’Holocauste tout en présentant de façon permanente des documents antisémites. Le Musée d’Etat de l’Occupation [soviétique] à Riga fait l’apologie du bataillon letton des auxiliaires volontaires nazis responsables du massacre de leurs voisins juifs. » 

Il indiquait qu’ « en Lituanie, cette campagne est encore plus révisionniste, alors que des personnes âgées, combattants juifs de la résistance font l’objet de poursuites judiciaires pour de faux ‘crimes de guerres’ en raison de leurs activités de partisans anti-nazis (par déduction, communistes) contre la Wehrmacht et ses collaborateurs lituaniens. »

Le président Buzek a été chargé  « de veiller à ce que le Parlement européen ne soit pas trahis en vue de projets secrets. Alors que l’Europe a la responsabilité de commémorer aussi la souffrance des Pays de l’Est, aux mains de l’Union soviétiques, cette question doit être abordée sur son terrain propre et ne pas supplanter le récit singulier de l’Holocauste. En avril 2009, déjà, les mêmes éléments avaient voté pour une nouvelle journée de commémoration des crimes nazis et communistes ensembles – en fait pour supplanter dans l’Histoire le jour de commémoration de l’Holocauste en Europe.

Le centre exhortait le Président du PE d’ « empêcher que le la conférence de ce jour serve à véhiculer des résolutions futures au Parlement européen qui équivaudraient à effacer l’Holocauste de l’Histoire. »

« Le Centre Wiesenthal s’est engagé à travailler avec le Parlement européen pour maintenir l’intégrité historique. Aucune victimologie d’un peuple ne peut subir une usurpation d’identité », a conclu Samuels.

Le Centre Simon Wiesenthal est une organisation internationale juive, comportant 440.000 adhérents, qui lutte pour les droits de l'homme. Fondé en 1977 à Los Angeles, où se trouve son siège, il tire des leçons de l'holocauste pour combattre les discriminations contemporaines. Le Centre est une ONG avec statut consultatif auprès des Nations Unies, de l’UNESCO, de l’Organisation des Etats Américains, et du Conseil de l’Europe.

Pour de plus amples informations, veuillez contacter Shimon Samuels, Directeur pour les relations internationales, au +33.609.7701.58