Communiqués de presse 2019

« Les représentants de la Belgique exerceraient une pression pour qu’Alost ne reçoive qu’un simple blâme… Nous réclamons sa désinscription de la prestigieuse liste du Patrimoine culturel immatériel de l’Unesco. »

« En votre qualité de premier chef de gouvernement belge femme et de confession juive, nous sollicitons votre appui pour que ce carnaval soit déchu de son statut à l’Unesco et pour que des mesures punitives soient prises contre ces préjugés qui semblent récurrents. »

Paris, le 29 octobre 2019

Dans une lettre adressée à Sophie Wilmes, récemment nommée au poste de Premier ministre de Belgique, Shimon Samuels, directeur des Relations internationales du Centre Simon Wiesenthal, la félicitait pour ses nouvelles fonctions et attirait son attention sur « l’indignation internationale suscitée par les chars antisémites qui défilent au carnaval d’Alost ». Il décrivait cette situation pernicieuse :

« Preuve que les organisateurs du carnaval n’éprouvent aucun remords pour les expressions antisémites des éditions précédentes, ils récidivent cette année avec de nouveaux stéréotypes de Juifs. » 

« Nous prions instamment la première directrice générale de l’Unesco de confession juive d’assainir ce festival de haine en recommandant de le retirer de la liste du Patrimoine culturel immatériel. »

Paris, le 24 octobre 2019 

Dans une lettre adressée à Audrey Azoulay, directrice générale de l’Unesco, le directeur des Relations internationales du Centre Simon Wiesenthal, Shimon Samuels, lui rappelait sa dénonciation, en 2013, des chars du carnaval d’Alost « pour leurs stéréotypes antisémites d’acteurs déguisés en SS avec leurs victimes affublées de tenues à rayures bleu et blanc telles celles portées par les déportés des camps de concentration… Cette année, les chars étaient encore pires : ils défilaient avec des parodies de Juifs orthodoxes empoignant des pièces d’or et portant des rats, réminiscence des scènes de films et des publications de la propagande nazie ».

Le 22 octobre 2019 

« C’est de façon totalement inopinée que nous avons été invités à présenter notre exposition ‘‘Le Peuple, le Livre, la Terre : 3 500 ans de relations entre le peuple juif et la Terre sainte’’ aux ‘‘Olympiades des salons du livre’’ », se réjouissait Shimon Samuels, le directeur des Relations internationales du Centre Simon Wiesenthal.

22 Oct. 2019 3
De gauche à droite : Isabelle Poupart, chef de mission adjointe à l’ambassade du Canada de Berlin,
Shimon Samuels, directeur des Relations internationales du Centre Wiesenthal, Timothy Eydelnant,
consul général des États-Unis à Leipzig, Graciela Vaserman-Samuels, consultante auprès
de la directrice générale de l’Unesco, Uwe Becker, maire de Francfort, Patricia Lacina, consul général
des États-Unis à Francfort, Julian-Chaim Soussan, rabbin de la communauté juive de Francfort,
Ursula Schoen, vice-doyenne de l’Église évangéliste de Francfort, Johannes zu Eltz,
diacre de l’Église catholique de Francfort, et Alex Uberti, consultant auprès du Centre Wiesenthal.
 

« Depuis seize ans, nous sommes la seule organisation non gouvernementale à surveiller l’incitation à la haine et à la violence sur les stands de la Foire du livre de Francfort (Frankfurter Buchmesse, FBM). Nous y dénonçons les ouvrages qui contreviennent au contrat des éditeurs avec le salon, indiquait M. Samuels. Cette année, nous avons eu l’opportunité d’y appliquer un antidote. »

« La campagne de l’Association des éditeurs arabes vise à déjudaïser ‘‘Jérusalem, capitale éternelle de la Palestine’’. »

« Le prix des Pires délinquants revient à l’Égypte et à l’Iran. L’Indonésie reçoit la récompense de la Pratique exemplaire et courageuse. »

Le 22 octobre 2019

Pour la 17e année consécutive, le Centre Simon Wiesenthal demeure la seule organisation non gouvernementale à surveiller les incitations à la haine et à la violence sur les stands de la Foire du livre de Francfort (Frankfurter Buchmesse, FBM).

Cet événement, qui a gagné le surnom d’« Olympiades des salons du livre », accueille 7 450 exposants venus de 104 pays et plus de 300 000 visiteurs.

Son directeur, Jürgen Boos, en a inauguré cette année la 71e édition dans le dramatique contexte de l’attentat terroriste perpétré la semaine précédente par l’extrême droite contre la synagogue de Halle (Allemagne), en plein Yom Kippour, le jour du Grand Pardon.

« Yom Kippour 1938 tombait un 5 octobre. »

Paris, le 10 octobre 2019

Dans une lettre adressée au ministre allemand de l’Intérieur, Horst Seehofer, le directeur des Relations internationales du Centre Simon Wiesenthal, Shimon Samuels, lui indiquait que « la communauté juive de Halle remonte au XIIe siècle… Le 10 novembre 1938, la Nuit de cristal – le pogrom organisé par l’État dans toute l’Allemagne – a vu la destruction de cette synagogue locale, avec la déportation de deux cents de ses habitants à Buchenwald, et l’anéantissement de huit cents ans de vie juive ».

« Il est intéressant de noter, continuait la lettre, que Yom Kippour 1938 tombait un 5 octobre… On sait que les terroristes, aussi bien d’extrême droite qu’islamistes, frappent souvent à des dates anniversaires. »

« Si c’est le cas, cet attentat pourrait bien préfigurer la Nuit de cristal », s’inquiétait M. Samuels.

« Reste un autre point préoccupant : l’auteur de l’attentat a diffusé son crime sur les réseaux sociaux. Or on le voit effectuer plusieurs allers-retours à sa voiture pour se réarmer – signe d’un ‘‘vide policier’’. »

« Le fait que les autorités soient intervenues tardivement dans cette attaque manifestement antisémite exige une enquête officielle… Le mois prochain, pour la commémoration de la Nuit de cristal, il faudra lancer un état d’alerte maximum à l’échelle nationale », concluait M. Samuels.