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Paris, le 18 février 2026

Dans une lettre adressée à Chris Kempczinski, président-directeur général de McDonald’s, Shimon Samuels, directeur émérite des Relations internationales du Centre Simon Wiesenthal, et Alex Uberti, chef de projet de CSW-Europe, ont exprimé leur profonde inquiétude face à la publication d’une publicité de sa corporation aux côtés d’un article profondément haineux et antisémite. Publié en novembre dernier dans le journal omanais Al Roya, intitulé « Protocoles des Sages de Sion », cet article est signé par le propriétaire et président de Roya Press & Publishing, Hatim Al-Tai.

Plus précisément, ce papier exploite le conflit à Gaza pour régurgiter de vieilles théories du complot antisémites et des récits diffamatoires. Il ne constitue ni une critique politique ni un commentaire légitime : il s’agit d’un discours de haine qui promeut une diabolisation collective et des falsifications historiques.

L’article d’Al Roya n’épargne personne, accusant des familles juives ancestrales jusqu’à des institutions modernes telles que Hadassah initiative féminine. Il décrit « l’entité sioniste » comme ayant « planté une mauvaise graine au cœur de l’arabisme » [sic !], « incitant constamment au chaos, aux guerres et aux révolutions… ». « Un mal latent dans notre région et dans le monde, et le principal auteur et le responsable direct de toutes les guerres et conflits », y compris « les deux guerres du Golfe » (et non Saddam Hussein), « la destruction de l’Afghanistan » (et non la Russie, Al-Qaïda ou les talibans), les guerres civiles consécutives aux « printemps arabes… en Syrie, en Libye et ailleurs » (et non des dictateurs féroces tels qu’Assad ou Kadhafi), ainsi que des conflits tribaux, des épidémies et des famines en Afrique, etc. (et non les factions terroristes, les ennemis ethnoreligieux ou la mauvaise gestion de régimes non démocratiques et dysfonctionnels)… « alimentant les conflits avec le sang d’Arabes et de musulmans innocents » [sic !].

Hatim Al-Tai affirme que les Juifs et Israël n’ont aucun lien historique avec ce qui a été leur « Terre promise » biblique, autrefois un royaume hébreu et le lieu de repos de générations de prophètes et de rabbins, lieu mentionné comme tel également dans les textes sacrés chrétiens et même musulmans… Il reprend également la calomnie antisémite selon laquelle « le lobby sioniste contrôle les médias, il possède le pouvoir décisionnel et il manipule les élections... ». « Les machinations sionistes sont responsables du net recul de l’éducation…, de la destruction de la morale par la pornographie et de la normalisation de l’homosexualité…, de la diffusion de drogues par des gangs criminels… et de la destruction de la religion, par la création d’organisations terroristes extrémistes… telles que l’EI » [sic !].

Nous déplorons dans notre lettre que la marque de l’entreprise figure aux côtés de telles expressions de haine et nous osons croire qu’il ne s’agissait ni d’une approbation tacite ni d’une indifférence au regard des « engagements en matière de diversité, d’inclusion et de responsabilité sociale » déclarés par McDonald’s.

Nous demandions l’ouverture d’une enquête sur la manière dont le placement de ladite publicité avait été décidé, « afin de nous assurer qu’elle soit immédiatement retirée de cette plateforme et que vous révisiez vos mécanismes de contrôle publicitaire pour que votre marque ne soit pas associée à des contenus promouvant la haine ou la déshumanisation de quelque groupe que ce soit ».

Dans sa réponse, le PDG de McDonald’s nous remerciait de lui avoir signalé ce problème. Son Global Chief Impact Officer réitérait la politique de l’entreprise : « Nous condamnons toute forme de violence et nous opposons fermement aux discours de haine. » Néanmoins, il nous a également expliqué que « le placement de la publicité du franchisé était involontaire et n’était pas intentionnellement associé au contenu éditorial adjacent ».

Nous avons insisté sur le fait que les supports choisis pour les messages publicitaires des grandes entreprises exercent une influence considérable sur le public. Prendre rapidement des mesures correctives enverrait un signal clair – la banalisation de l’antisémitisme ou du discours de haine, sous quelque forme que ce soit, ne peut être tolérée. Nous appelons McDonald’s de nos vœux pour qu’il s’abstienne de faire de la publicité dans Al Roya.

* * *

Pour plus d’informations, contactez csweurope@gmail.com.