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Paris, le 21 mars 2023

Le colloque à l’occasion du 20e anniversaire du BNVCA (Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme) à l’Assemblée nationale a vu le Grand Rabbin de France, plusieurs représentants politiques, philosophes, experts et journalistes discuter de l’évolution de l’antisémitisme en France.

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Shimon Samuels (à droite) parlant sur un panel avec le philosophe Shmuel Trigano (à gauche).
Photo Alain Azria

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Conférence du BNVCA à l’Assemblée nationale, panel « De l’antisémitisme à l’antisionisme »
(de gauche à droite) Danielle Guerrier, du diocèse de Saint-Denis, le philosophe Shmuel Trigano,
Shimon Samuels, le journaliste Michel Zerbib, l’avocat Marc Bensimhon, Dov Zerah,
ancien président du Consistoire de Paris (photo Alain Azria).

Le Centre Wiesenthal était représenté par son directeur des Relations internationales, Shimon Samuels, qui s’est exprimé sur l’antisémitisme en tant qu’élément du terrorisme. Voici un résumé de son discours.

À l’approche de Pessa’h, nous nous rappelons que le Seigneur nous a fait sortir d’Égypte avec « le poing serré et la main tendue ».

La particularité de la France, dans le contexte européen, est qu’elle compte à la fois les plus grandes communautés juive et musulmane d’Europe.

Pour mémoire, des années 1970 au début des années 1980, il y a eu soixante-treize attaques contre des Juifs à travers l’Europe occidentale, dont vingt-neuf rien qu’en France, de l’attentat à la bombe contre la synagogue Copernic au massacre du restaurant Goldenberg.

Dans la plupart des cas, les terroristes étaient des « professionnels » entraînés venus du Moyen-Orient ou des extrémistes européens perpétuant des détournements meurtriers, comme aux Jeux olympiques de Munich ou lors de la crise de l’aéroport d’Entebbe...

L’entrée d’Israël au Sud-Liban en août 1982 a mis fin à l’entraînement des terroristes européens, qui sont rentrés chez eux. Comme ils avaient besoin d’argent, ils ont attaqué des banques et des ambassades. Carlos le Chacal était le modèle de ces criminels/terroristes.

Les gouvernements ont réagi, mettant ainsi fin à cette première vague de terrorisme.

La deuxième vague a été instaurée par de jeunes musulmans radicalisés nés en Europe. Ils jouaient au jeu des « Palestiniens contre les Israéliens » – leur cible locale était leurs voisins juifs.

La troisième vague a commencé avec l’extrême gauche, qui a épousé la judéophobie. Au même moment, des djihadistes « loups solitaires » attaquaient des Juifs, comme dans le cas de l’école primaire de Toulouse ou du supermarché Hyper Cacher à Paris, deux jours seulement après l’attentat de Charlie Hebdo.

Des Juifs ont été agressés, torturés et assassinés, tels Ilan Halimi, Sarah Halimi et Mireille Knoll...

Une quatrième vague est à nos portes, avec la campagne d’usurpation de l’identité juive. La validation de la « Palestine » ne peut exister que par l’érosion systématique de l’Histoire juive, l’appropriation des sites patrimoniaux, la délégitimation de l’État d’Israël et les menaces contre la diaspora.

Cette année, Pessa’h devra malheureusement se fêter « le poing serré » !

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