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Paris, le 4 décembre 2019

« Après trois heures de discussions consacrées essentiellement aux dangers terroristes, l’Assemblée nationale a débattu pendant les deux heures suivantes du projet de résolution sur la définition de l’antisémitisme donnée par l’IHRA (l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste) », expliquait le directeur des Relations internationales du Centre Wiesenthal, Shimon Samuels, qui avait assisté à toute la séance.

« Le député de la majorité Sylvain Maillard a porté cette proposition devant l’Assemblée, soutenu principalement par des députés centristes, dont Meyer Habib de l’UDI, représentant des Français expatriés établis dans la région méditerranéenne, y compris Israël », ajoutait M. Samuels.

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Shimon Samuels devant le palais Bourbon avec Sylvain Maillard (photo de gauche)
et avec Meyer Habib (photo de droite).

Plusieurs orateurs en faveur du « oui » ont cité les noms de Français juifs victimes du terrorisme antisémite et de la vague d’attentats, depuis celui de la synagogue Copernic en 1980, la tuerie de l’école juive de Toulouse en 2012, l’assassinat d’Ilan Halimi torturé à mort en 2006, jusqu’au meurtre de Mireille Knoll, une rescapée de la Shoah, en 2018.

L’opposition d’extrême gauche a pris position en faveur de « l’antisionisme [qui] doit être considéré comme légitime en tant que ‘‘liberté d’expression contre la colonisation israélienne’’ », comme l’a proclamé la députée de la France insoumise Sabine Rubin. Michèle Victory, du Parti socialiste, soutenait pour sa part que cette résolution constituait « une gifle pour tous les peuples opprimés ».

François Pupponi, qui a quitté le PS en 2018 et siège actuellement au sein du groupe Liberté et territoires, a déclaré : « La haine d’Israël, c’est la haine des Juifs. Il n’y a aucun doute sur le fait que l’antisionisme est devenu un masque qui cache l’antisémitisme. »

Résultats du vote : 154 voix pour la résolution, 72 contre.

Les seules organisations juives présentes étaient le CRIF et le Centre Simon Wiesenthal.

Christophe Castaner, ministre de l’Intérieur, a réitéré « l’importance de la définition de l’IHRA en tant qu’outil de formation des enseignants, des forces de l’ordre et des juges pour lutter contre l’antisémitisme et la haine et pour reconstruire la cohésion sociale ».

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Photo de gauche : Shimon Samuels à l’Assemblée nationale avec Francis Kalifat, président du CRIF.
Photo de droite : avec Christophe Castaner au cours du dîner du CRIF de février 2019,
où Emmanuel Macron a annoncé son intention de faire adopter la définition de l’IHRA.

« L’adoption de cette définition représente une journée historique pour la France. Reste à savoir quel impact elle aura sur les mesures prises pour lutter contre l’antisémitisme dans les domaines légaux, éducatifs et sécuritaires », concluait M. Samuels.