La lettre soulignait que « lorsqu'on l'a enjoint de s'expliquer à la télévision, M. Dumas a réaffirmé que M. Valls était sous influence juive et il a refusé de lui présenter ses excuses ».

M. Samuels félicitait le Président pour avoir pris, « depuis la tuerie de l'Hyper Casher le mois dernier à Paris et la profanation du cimetière de Sarre-Union dans le Bas-Rhin, d'importantes mesures pour assurer la sécurité de la communauté juive, tâche qui vous incombe. Maintenant, ceux qui continuent de semer la haine des Juifs doivent être châtiés ».

Le Centre priait instamment M. Hollande « d'invoquer votre autorité de Grand Maître pour retirer à Roland Dumas sa Légion d'honneur, conformément à l'article R.96, ''Peines disciplinaires'' (titre V, chapitre I) : ''Les peines disciplinaires prévues au présent chapitre peuvent être prises contre tout membre de l'ordre qui aura commis un acte contraire à l'honneur.'' »
< http://www.legiondhonneur.fr/sites/default/files/code_lh_decembre_2012.pdf

M. Odier rappelait au Président que, « à la mort de Maurice Papon, en 2007 – condamné pour avoir envoyé à la mort 1 600 Juifs de Bordeaux entre 1942 et 1944, déportés à Auschwitz –, vous étiez alors premier secrétaire du Parti socialiste, et c'est en cette qualité que vous aviez loué l'annulation de sa Légion d'honneur, pour le motif qu'il avait ''déshonoré l’État français'' (France Inter, 18 février 2007).

« En septembre 2011, vous avez déchu le couturier britannique John Galliano de sa décoration pour ses remarques antisémites.

« À l'heure où la communauté juive française est en deuil, l'accusation formulée par Roland Dumas à l'encontre de votre Premier ministre d'être sous influence juive et l'atteinte haineuse portée à l'intégrité de ce dernier ''déshonorent l’État français'' et entachent le code de la Légion d'honneur. »

Le Centre priait instamment le Président, en sa qualité de « plus haute autorité de la Légion d'honneur, de radier une fois pour toutes Roland Dumas de cet ordre et de publier cette décision au Journal officiel ».

« A défaut d'agir de manière radicale, l'ombre d'une autre offense faite à la double allégeance juive risque de resurgir : celle de l'affaire Dreyfus », alertaient Richard Odier (fils d'un chevalier de la Légion d'honneur) et Shimon Samuels (chevalier de la Légion d'honneur adoubé par le président Jacques Chirac en 2007).

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