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Communiqués de presse 2019

« Si la justice est pervertie et le meurtre excusé en raison d’une toxicomanie, ceci constitue un précédent pour tous les conducteurs en état d’ébriété qui seront, dans la même logique, relaxés. »

Paris, le 25 mai 2019 

Le directeur des Relations internationales du Centre Simon Wiesenthal, Shimon Samuels, a déclaré à la ministre française de la Justice, Nicole Belloubet, qu’il se sentait « écœuré d’apprendre que le juge d’instruction a rouvert la décision de l’affaire Sarah Halimi, âgée de 65 ans : son meurtrier, qui avait avoué son crime, a été déclaré ‘‘pénalement irresponsable’’ et donc mentalement inapte à subir un procès, en raison de son intoxication au cannabis ».

« … Voilà à peine plus d’une semaine, nous avions adressé à Mme Belloubet une lettre de félicitations pour la reconstitution, le 16 mai, du meurtre de Mireille Knoll, une rescapée de la Shoah de 85 ans. Nous avions estimé qu’il s’agissait d’un grand pas vers l’élucidation de cette affaire. »

M. Samuels soutenait que « ces deux crimes sont incontestablement antisémites, perpétrés avec la pire sauvagerie par des voisins respectifs des victimes, aux cris d’Allahu Akbar… Si la justice est pervertie et le meurtre excusé en raison d’une toxicomanie, ceci constitue un précédent pour tous les conducteurs en état d’ébriété qui seront, dans la même logique, relaxés. »

« Un tel jugement n’est non seulement un déni de justice pour les familles des victimes, c’est aussi un encouragement à commettre de nouveaux actes de violence antisémites. Nous demandons qu’une enquête approfondie soit menée sur une procédure judiciaire absurde qui bafoue les valeurs de la République », concluait M. Samuels.

Buenos Aires et Paris, le 23 mai 2019

Le tribunal disciplinaire de la Confédération sud-américaine de football (Conmebol) a imposé au club chilien de football Palestino une amende de 30 000 dollars au motif qu’il a profité d’un match international « pour organiser des manifestations qui contreviennent à l’éthique du sport ». Le club a aussi reçu un avertissement dans l’éventualité où il récidiverait.

Le 2 avril 2019, le porte-parole officiel du stade où se jouait un match contre l’Alianza Lima du Pérou diffusait un appel au public pour qu’il soutienne « la libération de la Palestine ».

Ce n’était pas la première fois qu’une telle chose se produisait. La dernière fois, était superposée sur le « numéro 1 » imprimé sur le tee-shirt du club une dénommée « carte de la Palestine », qui effaçait ainsi Israël de la carte. Ceci avait déjà servi de motif à une première sanction ordonnée par l’Association nationale de football professionnel du Chili, conjointement avec la Conmebol.

« Les chanteurs islandais Hatari (‘‘Haine’’) n’ont pas respecté leur engagement. Reykjavik doit être disqualifié du concours 2020. »

Paris, le 20 mai 2019

Le 17 avril, Le Centre Wiesenthal et UK Lawyers for Israel (UKLFI, l’association d’avocats britanniques pour Israël) ont adressé une lettre conjointe au superviseur exécutif du Concours Eurovision de la chanson (CEC), Jon Ola Sand, afin d’empêcher la politisation de l’édition 2019, qui vient de s’achever à Tel-Aviv (voir http://www.wiesenthal-europe.com/fr/news-releases-2019/508-le-centre-wiesenthal-et-uk-lawyers-for-israel-appellent-eurovision-a-refuser-la-participation-de-l-islande).

Cette requête concernait spécifiquement le groupe islandais Hatari, qui proclame haut et fort ses préjugés et menaces à l’encontre d’Israël, en violation à la fois de l’esprit et du règlement de l’Eurovision.

Le directeur des Relations internationales du Centre, Shimon Samuels, indiquait que « l’Union européenne de radio-télévision (UER), l’organisme qui chapeaute l’Eurovision, avait répondu que la société de diffusion islandaise respecterait les engagements auxquels elle était tenue par l’article 2.6 : ‘‘Il ne sera autorisé au CEC ni paroles, ni discours, ni gestes de nature politique, commerciale ou similaire...’’ »

« La politique moyen-orientale suédoise encourage les agissements de style djihadiste. »

Paris, le 15 mai 2019

Dans une lettre adressée au ministre suédois de l’Intérieur, Mikael Damberg, le directeur des Relations internationales du Centre Simon Wiesenthal, Shimon Samuels, lui exprimait l’horreur qu’il avait ressentie devant « l’attaque au couteau survenue hier contre une femme de confession juive, âgée de 60 ans, à Helsingborg. Cette femme est active dans la communauté juive locale ».

La lettre indiquait qu’« elle est gravement blessée et les rapports signalent que son assaillant est un musulman connu de vos services publics ».

M. Samuels remarquait que, « apparemment, la police traite cette affaire comme une simple tentative de meurtre, ce qui élude les circonstances aggravantes liées à un crime haineux, en ce cas l’antisémitisme… Encore plus accablant, les appels à l’aide de la victime auraient été ignorés par les témoins de la scène ».

M. Samuels rappelait qu’« en 2010, notre Centre avait émis un ‘‘avis aux voyageurs’’ qui se rendraient à Malmö pour les alerter sur l’inaction des forces de police face aux agressions sur les communautés juives et roms ».

Le Centre soulignait au ministre que « les services de police et du contre-terrorisme engagent tout particulièrement leur responsabilité dans ce genre d’affaire… Il vous incombe de prendre des mesures pour que l’agresseur soit arrêté dans les plus brefs délais et qu’il comparaisse pour violence antisémite. Cela doit servir d’avertissement à ceux qui sont endoctrinés à attaquer les Juifs et leurs institutions... » Le Centre a aussi signalé que « la politique moyen-orientale suédoise peut être considérée comme un facteur qui contribue à encourager de tels agissements de style djihadiste. »

« Monsieur le Ministre, nous comptons sur vous pour nous dissuader de publier d’autres ‘‘avis aux voyageurs’’… Nous exprimons notre solidarité avec la communauté juive d’Helsingborg et envoyons nos vœux à la victime pour un rétablissement complet », concluait M. Samuels.

Paris, le 12 mai 2019 

Dans une lettre adressée au président de l’UEFA (Union des associations européennes de football), Aleksander Čeferin, le directeur des Relations internationales du Centre Simon Wiesenthal, Shimon Samuels, se disait choqué par « le comportement antisémite incessant du club de football Feyenoord de Rotterdam (Pays-Bas) ».

La lettre énonçait les incidents suivants :

« En novembre 2016, un sponsor israélien de ce club était invité à un match. Il y a entendu des supporters scander : ‘‘Hamas, Hamas, les Juifs au gaz !’’ Il était donc déterminé à retirer son sponsoring. Le comité d’arbitrage avait plutôt suivi la défense du club : ‘‘Le chant n’était pas antisémite, mais il s’en prenait à l’Ajax d’Amsterdam’’ – une équipe traditionnellement soutenue par les Juifs avant la Shoah. »