Éditorial de Shimon Samuels paru en anglais dans The Times of Israel
le 4 septembre 2017
http://blogs.timesofisrael.com/all-links-along-the-terror-chain-must-pay-the-penalty-not-granted-awards/

En 1998, le Centre Simon Wiesenthal avait été convoqué par le ministère du Travail allemand, à Bonn. Depuis la réunification de l’Allemagne, en 1990, suivie de la chute de l’Union soviétique en 1991, le nombre de pensions de guerre de vétérans de la Wehrmacht avait proliféré, après un gel de quelque quarante-cinq ans, dans l’Allemagne de l’Est communiste, les pays baltes, les Balkans et l’Ukraine.

Alors que le ministère de la Justice collaborait avec Simon Wiesenthal sur la question de l’identification des criminels de guerre, non loin de là, le ministère du Travail envoyait des chèques à leurs familles en République fédérale. Le gouvernement, alors soucieux de faire des économies, avait demandé l’aide du Centre. Notre spécialiste, Efraim Zuroff, avait pu identifier les unités de l’armée responsables de crimes de guerre afin de priver systématiquement leurs membres des droits à la pension.

En 2007, le Centre avait présenté un projet de convention, dans le même esprit, afin de poursuivre instigateurs et complices d’attentats-suicides. L’objectif était de pénaliser tous les maillons de la chaîne de la terreur, depuis le recrutement (particulièrement celui sur le Net et, maintenant, sur les réseaux sociaux) jusqu’à la radicalisation idéologique, le financement, l’armement, l’hébergement et la glorification. Cette convention aurait pu légalement empêcher les familles de djihadistes « martyrs » de toucher des pensions d’« assurance-vie » et bloquer les « indemnités » impropres que les auteurs de crimes survivants reçoivent en prison.

Notre convention avait reçu la bénédiction de feu le pape Jean Paul II et avait été adoptée en tant que motion par le Parlement australien et le Parlatino (le Parlement latino-américain).

La semaine dernière, la chaîne de télévision suisse Rundschau et le quotidien zurichois Tages Anzeiger publiaient un rapport sur Abu Ramadan, un imam libyen qui prêche la haine depuis sa mosquée de Bienne : « Ô Allah, je te supplie de détruire les ennemis de notre religion. Détruis les juifs, les chrétiens, les Hindous, les Russes et les chiites ! »

Il semble que cet imam réside en Suisse depuis ces treize dernières années. Il n’a appris ni le suisse allemand ni le français et n’affiche aucune empathie, même de manière hypocrite, pour son pays d’accueil. Or, il a reçu plus de 600 000 dollars d’allocations chômage au cours de cette période. En tant qu’accompagnateur de l’agence Arab Excellence, basée à Genève, il profite également de cette occasion pour propager son incitation à la haine auprès des touristes musulmans qui se rendent à La Mecque.

Abu Ramadan représente le même maillon dans la chaîne de la terreur que les prisonniers qui bénéficient de la générosité européenne, dispensée par le biais de l’Autorité palestinienne, et qui croupissent dans des prisons israéliennes et peut-être ailleurs.

Ces donateurs européens et autres, que ce soient des gouvernements ou des ONG, doivent être considérés pour ce qu’ils sont : des maillons complices qui facilitent la chaîne de la terreur. Ils doivent être pénalisés en tant que tels.

Depuis l’identification à Bonn des unités criminelles de l’armée national-socialiste et de leurs auxiliaires jusqu’au traitement du terrorisme contemporain considéré comme un produit global, la définition d’auteur de crime doit être prise au sens large, bien au-delà de l’individu qui lance des bombes ou tire des balles, bien au-delà de l’auteur d’attentats au couteau ou à la voiture-bélier.

Celui qui sème et nourrit les graines de la haine et de la violence doit être puni – et non pas récompensé !