Paris, le 9 novembre 2017

Rapport du délégué permanent du Centre Simon Wiesenthal auprès de l’Unesco, Shimon Samuels :

« Des 58 États membres du Conseil exécutif, 28 devaient être réélus ou remplacés : 8 ont été réélus, 20 remplacés. Les 30 autres États demeurent en fonction jusqu’en 2019.

Parmi ceux qui votent habituellement contre Israël :

- 10 sont nouveaux ou réélus : Cuba, le Bangladesh, l’Égypte, l’Indonésie, la Jordanie, le Maroc, la Turquie, Sainte-Lucie, le Venezuela et le Zimbabwe ;

- Parmi ceux qui siégeront jusqu’en 2019, les 9 considérés comme problématiques sont : l’Iran, le Liban, la Malaisie, le Nicaragua, Oman, le Pakistan, le Qatar, l’Afrique du Sud et le Soudan ;

- Le départ des États-Unis fait l’objet d’un débat afin de déterminer s’ils peuvent être remplacés par un autre membre du ‘‘Groupe 1’’ des États occidentaux.

En résumé, l’élection d’hier a conservé 19 États dont la politique déclaratoire s’affiche anti-Israël, sur les 58 qui siègent au Conseil exécutif.

D’autre part, la situation politique actuelle – sunnites versus chiites ou Golfe versus Qatar – a des chances d'améliorer le contexte opérationnel.

En résumé : un tiers du Conseil exécutif peut être considéré comme problématique pour Israël, bien que certains États soient susceptibles de modérer leur politique si l’on envisage un changement de configuration des intérêts, ce qui mettrait Israël dans une situation potentiellement meilleure.

Cependant, l’élection imminente du président du Conseil exécutif constitue le prochain défi à relever, le candidat favori étant l’Iran... »