« Arrachez la tumeur avant qu’elle ne se métastase : identifiez les coupables et expulsez-les. »

Paris, le 31 octobre 2016

Dans une lettre adressée au vice-recteur de l’Université de Londres, le professeur Sir Adrian Smith, le directeur des Relations internationales du Centre Simon Wiesenthal, Shimon Samuels, lui exprimait « son indignation face à l’agression perpétrée le 27 octobre au University College de Londres (UCL) par un groupe qui se revendiquait comme pro-Palestinien. Les agitateurs se sont rués sur de paisibles auditeurs venus écouter un activiste qui voulait rapprocher Israéliens et Palestiniens dans leur combat pour les droits des gays ».

La lettre rapportait comment « les voyous s’en sont d’abord pris aux étudiantes qui se rendaient à cette réunion. Puis ils ont tenté de s’introduire dans l’amphithéâtre en forçant portes et fenêtres ».

Cette scène rappelait tristement à M. Samuels « le ‘‘pogrom’’ perpétré en 1930 par un commando nazi, ou encore les volontaires djihadistes acquis à la cause de l’État islamique qui commencent à sévir sur le campus d’une université anglaise ». Il ajoutait que « leurs cris : ‘‘Intifada, Intifada, de la rivière à la mer, la Palestine sera libre’’ étaient révélateurs de leur intention violente de défendre la cause d’une ‘‘Palestine’’ érigée sur les ruines de l’État d’Israël. Sans l’intervention de la police, leur cible aurait été en danger. En fait, nous craignons surtout pour la conférence commémorative annuelle du Centre Simon Wiesenthal – Royaume-Uni qui doit se tenir à l’Institut des études juives, dans l’enceinte de l’UCL ».

La lettre précisait que « le vice-recteur supervise 18 collèges londoniens, dont l’UCL, et 9 centres de recherche représentant un collectif de 120 000 étudiants, ainsi que 50 000 étudiants à distance répartis sur 180 pays ».

M. Samuels soutenait que « si ces dangereux fauteurs de troubles ne sont pas sévèrement réprimés, l’on peut s’attendre à ce que leur violence se propage dans d’autres collèges londoniens et qu’elle contamine d’autres membres du corps étudiant. On en voit déjà des signes à l’École d’études africaines et orientales (School of Oriental and African Studies, SOAS) et dans ma propre alma mater, la London School of Economics (LSE) ».

Le Centre soulignait que « ce fléau totalitaire et violent s’est donné pour objectif de museler la liberté d’expression – l’essence même du cursus universitaire. Il tente de se faire une place au sein de l’Université de Londres et dans d’autres réseaux académiques ».

« C’est pourquoi nous vous prions instamment, Monsieur le Vice-Recteur – conjointement avec le doyen de l’UCL, le professeur Michael Arthur –, d’identifier au plus vite les coupables et de les expulser… Il faut arracher cette tumeur avant qu’elle ne se métastase », concluait M. Samuels.