• Le Ministre Hosni a nié, reconnu et justifié ces expressions; s’est excusé ensuite répété; montré des remords en français, mais à récidivé en arabe; même cherché, comme stratagème de propagande électorale, à recruter l'aval des personnalités juives mal informées.

    Les exemples susmentionnés de la rhétorique raciste apparente et les actions devraient être inacceptables partout, mais ils sont certainement un anathème pour ce temple de la culture et du dialogue entre les civilisations appelé l'UNESCO.

    M. Hosni, en tant que Directeur général, détruirait l'UNESCO pour les années à venir.

    M. Hosni est inapte à ce poste, non pas parce qu'il est Egyptien. Parmi les candidats inscrits en 1999, on distinguait Ismail Seragaldin, un homme de tolérance et de paix, aujourd'hui directeur de la Bibliothèque d'Alexandrie parrainée par l’UNESCO.

    M. Hosni est inapte, non pas en raison de son hostilité persistante aux Juifs et à Israël - bien que cela devrait suffire.

    M. Hosni est inapte à être le Tsar de la culture des Nations Unies, avant tout, à cause de son échec en tant que gardien de la culture dans son propre pays.

    Le 30 mars 2009, un réseau d’organisations arabes de défense des droits de l’homme a publié une déclaration sans ambiguïté: "Egypte : la nomination du Ministre de la culture pour le poste de Directeur Général de l’UNESCO est incohérente alors que se déroule le procès d’un écrivain devant la Cour criminelle de Justice."

    "Il est ridicule que le gouvernement égyptien désigne pour un tel poste, une personne incapable de protéger les intellectuels et les artistes dans son propre pays."
    (voir http://www.anhri.net/en/reports/2009/pr0330.shtml )

    Les signataires (le Réseau Arabe pour les Droits de l’homme; le Centre juridique Hisham Mubarak; l’Institut pour la liberté de pensée et d’expression; et la Société pour la promotion de la participation des citoyens) ont condamné le procès de l’écrivain Magdi El-Shafie, qui s’est tenu au Caire. Son roman "Metro" a été accusé d’ "atteinte aux bonnes mœurs", sa publication et distribution sont considérées comme des actes criminels passibles de deux années d’emprisonnement.

    Il est à souligner qu’en 2006, l’UNESCO avait décerné à cet auteur un prix littéraire d’honneur dans la catégorie de la bande dessinée africaine.
    (voir http://baroqueinhackney.wordpress.com/2008/04/18/cartoonist-in-trouble )

    ANHRI a déploré qu’en septembre 1981, soit, il y a 28 ans, "le gouvernement avait arbitrairement emprisonné des centaines (d’intellectuels)". [Pendant 22 années de cette période, Farouk Hosni occupa le poste de Ministre de la culture.] 
    (voir http://www.anhri.net/en/discussion/2008/h0904.shtml )

    Il y a un an, ANHRI avait protesté contre l’interdiction d’une manifestation de la poésie et de la chanson, "Union patriotique", des intellectuels contre l’extrémisme et la violence sectaire. La police avait obligé 80 responsables culturels à se disperser. Cependant, le Ministre de la culture, n’avait élevé aucune protestation pour les défendre.

    Lorsque l’éditeur du lauréat de l’UNESCO s’est vu officiellement confisquer de force "Metro", l’avocat et conseil juridique de l’ANHRI a qualifié ces poursuites, contre des œuvres littéraires comme "signant l’arrêt de mort de la création et de la liberté d’expression".
    (cf. http://www.wordswithoutborders.org/?post=ShafeeTrial )

    Ironie du sort, en ce mois de septembre - le mois de tous les dangers pour la répression culturelle en Egypte - le Conseil Exécutif de l’UNESCO, cet organisme qui a pour mission de défendre l’ "Article 19" définissant la liberté d’expression, élit son nouveau Directeur général.

    Ce choix ne peut pas se porter sur un candidat qui est perçu comme porteur de préjuges et qui a permis– sous son autorité – la violation des libertés culturelles et intellectuelles.

    Le Centre Wiesenthal affirme sa solidarité avec le susmentionné réseau d’organisations Arabes pour des droits de l’homme, avec l’espoir qu’à l’UNESCO, la sagesse prévaudra.

    Le Centre Simon Wiesenthal est une organisation internationale juive, comportant 440.000 adhérents, qui lutte pour les droits de l'homme. Fondé en 1977 à Los Angeles, où se trouve son siège, il tire des leçons de l'holocauste pour combattre les discriminations contemporaines. Le Centre est une ONG avec statut consultatif auprès des Nations Unies, de l’UNESCO, de l’Organisation des Etats Américains, et du Conseil de l’Europe.

    Pour de plus amples informations, veuillez contacter Shimon Samuels, Directeur pour les relations internationales, au +33.609.7701.58