Le Premier Ministre Raymond Barre, de l'époque, avait déclaré: "Cet attentat odieux a voulu frapper les israélites qui se rendaient à la synagogue, il a frappé des Français innocents qui traversaient la rue Copernic". 

L’actuel Premier Ministre, François Fillon, à 18h38 – l’heure de l'explosion – a réparé ce préjudice, en reconnaissant l’identité française de toutes les victimes, les Juifs et les non Juifs. Il a déploré les agressions continues "contre les cimetières juifs, contre ceux qui portent leur ‘kippa’ en public, ou ne cachent pas leur étoile de David, et les abus constants antisémites sur Internet." 

La plupart des orateurs ont abordé la demande française, au Canada, d'extradition  du suspect principal, Hassan Diab, un ancien professeur d'université à Ottawa. 

Le juge Jean-Louis Bruguière, un expert du terrorisme, qui a été pendant longtemps en charge de l'affaire, a vu cet anniversaire comme le jour où "nous sortons du tunnel ... la justice dans les démocraties ne doit pas servir de cause à l’intolérable. Le Canada doit apporter une solution à l'affaire Copernic." 

Ancien Ministre de la Justice du Canada, actuellement Député, Irwin Cotler, a invoqué la poursuite de la justice et le danger d'une culture de l'impunité. "Peu d'auteurs de tels crimes ont été traduits en justice ... il ne peut y avoir  d’asile pour les criminels contre l'humanité". Il a regretté que "l’inventaire des attentats terroristes et leurs victimes - Bali, Madrid, Londres - ont tendance à ignorer la dimension spécifique du terrorisme antisémite, laissant l'impression que les victimes juives de ces attentats n’étaient pas réellement des victimes ... le rassemblement d'aujourd'hui souligne que ces leçons ne doivent pas rester lettre morte. Il est de notre responsabilité de parler, et d’agir ; de protéger, et de prévenir ". La cérémonie,  coïncidant pratiquement avec le 60ème anniversaire de la Convention sur le Génocide des Nations Unies, Monsieur Cotler a mis l'accent sur ses violations par le Président iranien Ahmadinejad. 

Président de l'AMIA, Guillermo Borger, a établi des parallèles entre l'attentat de Copernic et celui, en 1994, commis contre son centre juif communautaire, à Buenos Aires,  qui a provoqué 85 morts et des centaines de blessés. Deux présidents successifs d’Argentine, depuis la tribune de l'Assemblée Générale des Nations Unies, ont mis l’accent sur leur demande d'extradition de sept Iraniens complices de cette atrocité. 

Le prési dent du Centre Simon Wiesenthal-France, Richard Odier,  a parlé de façon émouvante de l'impact de Copernic sur sa génération: «Bien qu’enfant, c'était la première fois que je me sentais différent, et, que je comprenais ce que la persécution en tant que Juif pouvait signifier». L'effet de Copernic l'a conduit vers les questions des droits de l'homme et, en particulier, à faire campagne pour le Rwanda et le Darfour. 

Le Directeur pour  les Relations Internationales du Centre, Shimon Samuels, a proposé que "dans une éventuelle action collective en justice au nom des victimes françaises du terrorisme du Moyen-Orient, il soit ordonné que les avoirs et les actifs mondiaux du FPLP - un membre constituant de l'Organisation de Libération de la Palestine (OLP) - et ceux de Hassan Diab, après son extradition en France,  soient gelés à titre de compensation pour les survivants et les familles des victimes de Copernic". 

«Depuis trente ans, la communauté de Copernic attend la justice. La cloture psychologique exige l'extradition de Hassan Diab, afin qu’il comparaisse devant un tribunal français - exactement comme l'AMIA attend depuis seize ans l'arrestation des complices iraniens à cette atrocité ... Le traumatisme de Copernic persiste comme le précurseur  de pogroms ultérieurs à l’après-Holocauste, de Djerba à Istanbul à Mumbai - aucun auteur n'a jamais été arrêté et la justice est toujours en attente», a conclu Samuels. 

L'engagement infatigable de Simon Wiesenthal pour traduire en justice les criminels de guerre  nazis, établit les lignes directrices pour le Centre qui porte son nom, afin d'examiner les mesures judiciaires actuelles pour la poursuite des terroristes - les criminels contemporains contre l'humanité. 

The Simon Wiesenthal Centre is an international Jewish human rights organization with a worldwide membership of 440,000. Established in 1977, with headquarters in Los Angeles, it draws the lessons of the Holocaust to the analysis of contemporary issues of prejudice and discrimination. The Centre is an NGO in consultative status to the United Nations, UNESCO, the OSCE, the Organization of American States and the Council of Europe.

For further information, please contact Dr Shimon Samuels at +33.609.7701.58