Le Centre Simon Wiesenthal à la Ministre autrichienne de l'Intérieur : "... Le refus d'intervenir de la police rappelle les pogroms de la Nuit de Cristal en Autriche. Lorsque les forces de l'ordre trahissent la victime, elles deviennent les complices de l'agresseur."

Paris, le 5 septembre 2012

Dans une lettre à la Ministre fédérale de l'Intérieur autrichienne, Johanna Mikl-Leitner, le Dr. Shimon Samuels, Directeur des relations internationales du Centre Simon Wiesenthal note que "depuis plusieurs années, la présence à Vienne du regretté Simon Wiesenthal, servit de barrage aux expressions d'antisémitisme". "Cependant, poursuit Samuels, cette année, on a constaté la profanation d'un cimetière juif et la publication sur Facebook par un dirigeant politique autrichien d'une caricature à caractère nazi".

La lettre exprime l'indignation du Centre face à "l'agression, qui aurait été perpétré le weekend dernier sur un Rabbin par des supporters de football néo-nazis, DEVANT DES OFFICIERS DE POLICE. 

<www.israelnationalnews.com/News/News.aspx/159513#.uely3wt5m0>" 

Samuels cite le Rabbin Hoffmeister qui a déclaré avoir été accosté "par les supporters se rendant à un match, au cris de 'Dégage juif - Dehors les juifs - Heil Hitler' accompagnés de saluts hitlériens", "le plus choquant fut de voir que les policiers témoins refusèrent d'intervenir, sous prétexte que 'ce n'est que du football!" 

Samuels a rappelé sa présence à l'EURO 2012 et les activités du Centre en Amérique latine. "Nos protestations face au racisme des supporters à Buenos Aires ont, en effet, entraîné un retrait de points du Chacarita Juniors Football Club par l'AFA (Argentine Football Federation)".

Ce carton rouge contre la haine va être présenté devant la FIFA et une directive du Parlement européen va être adoptée par le PARLATINO (Parlement latino-américain). Ceci devrait aussi servir d'exemple au football autrichien." 

La lettre fait remarquer que l'attaque du Rabbin Hoffmeister et l'indifférence de la police "pourrait être considérées comme une violation par l'Autriche des provisions contre la discrimination de l'Union Européenne et du Conseil de l'Europe." 

Le Centre a également fait parvenir sa lettre à l'OFB (Oesterreicher Fussball Bund) "en appelant à des mesures disciplinaires (en collaboration avec le ministère), à des pénalités envers l'équipe soutenue par les délinquants, ainsi qu'à des poursuites envers les policiers témoins." 

"Les forces de l'ordre ne peuvent être neutres face aux crimes de haine. Ceci rappelle trop les pogroms de la Nuit de Cristal de 1938 en Autriche. Un policier qui trahit la victime, devient le complice de l'agresseur" conclut Samuels.