Il « demande instamment aux autorités françaises de déclarer l’état d’urgence afin de renforcer la loi et de prendre les mesures nécessaires pour écarter ce danger qui menace bel et bien tous les citoyens français – chrétiens, juifs et musulmans ».

Paris, le 23 janvier 2013

M. Shimon Samuels, directeur des Relations internationales du Centre Simon-Wiesenthal, entend sonner l’alerte contre les menaces proférées par Mokhtar Belmokhtar, porte-parole du groupe terroriste qui a attaqué les installations de gaz d’In Amenas, en Algérie, la semaine dernière.

Dans une interview téléphonique qu’il a accordée au magazine Paris Match, Belmokhtar a annoncé s’exprimer au nom de son supérieur, le djihadiste mauritanien Hacen Ould Khalil, alias Joulaybib. Il l’a cité en ces termes : « [Joulaybib] menace de commettre de nouvelles attaques en France, pour que les croisés [les chrétiens] et les juifs sionistes paient le prix contre les agressions qu’ils ont perpétrées au nord du Mali. » Il a ajouté : « J’espère que la France se rend compte qu’il y aura des douzaines de Mohamed Merah [le meurtrier des enfants de l’école juive de Toulouse] et de Khaled Keilal [qui a jeté une bombe dans le train Paris-Lyon en 1995 et a organisé l’attaque d’une école juive à Villeurbanne]. » Il a insisté sur le fait que « l’attaque d’In Amenas n’est qu’un début ».

M. Samuels constate que « ces événements révèlent clairement que des cellules dormantes nées en France sont directement liées à des groupes terroristes tels qu’Al-Qaïda ; ces groupes ont leurs bases au Moyen-Orient et en Afrique du Nord ». Il insiste sur le fait que « cette  menace ne se limite plus à des “loups solitaires” locaux mais à des éléments vivant en France et entraînés au Pakistan, dans la corne de  l’Afrique et à présent en Syrie. Une fois rapatriés en France, ces hommes sont contrôlés à distance par leurs mentors aux mains du Djihad.»

Le Centre Simon-Wiesenthal se joint à son partenaire français, le BNVCA (Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme), pour enjoindre  les autorités « à déclarer l’état d’urgence afin de renforcer la loi et de prendre les mesures nécessaires pour écarter ce danger qui menace bel et bien tous les citoyens français – chrétiens, juifs et musulmans».