« Si vous maintenez cette récompense, votre Institut risque d’être accusé de complicité à l’incitation à la haine. »

Paris, le 27 décembre 2018

Dans une lettre adressée à Pierre Buhler, président du très estimé Institut français, le directeur des Relations internationales du Centre Simon Wiesenthal, Shimon Samuels, attirait son attention sur la récompense décernée la semaine dernière par l’Institut à l’acteur égyptien Mohamed Sobhi, dont l’antisémitisme est de notoriété publique. Ce prix a été attribué au cours du Festival Meknès du théâtre, financé par ce même Institut.
Cliquez sur le lien :
<http://aujourdhui.ma/culture/1ere-edition-du-festival-meknes-du-theatre-des-planches-de-differentes-ecoles-font-leur-show-a-la-cite-ismaelite>

M. Samuels l’avertissait que « M. Sobhi est connu pour ses séries télévisées intitulées Le cavalier sans monture, qui reprennent les thèses du faux diffusé sous la Russie tsariste, Les Protocoles des Sages de Sion – un pamphlet souvent désigné comme ‘‘la bible des antisémites’’ et ‘‘un mandat pour le génocide’’ ».
Cliquez sur le lien (en anglais) :
<https://www.nytimes.com/2002/10/26/world/anti-semitic-elders-of-zion-gets-new-life-on-egypt-tv.html>

Le Centre lui rappelait que, « le 8 mars 2014, sur la chaîne égyptienne Dream TV 2, l’acteur attribuait indûment la citation suivante à Benjamin Franklin : ‘‘Je vous préviens que si ces groupes de Juifs terroristes affluent en Amérique, ils contrôleront le pouvoir décisionnel américain en moins de cent ans… Ils contrôleront l’Amérique elle-même et ils nous fouleront aux pieds.’’ »
Voir la vidéo suivante en arabe, sous-titrée en anglais par Memri :
<https://www.memri.org/tv/egyptian-actor-mohamed-sobhi-recommends-reading-protocols-and-says-benjamin-franklin-warned>

Voir aussi les notes de référence de la page Wikipedia (en anglais) :
<https://en.wikipedia.org/wiki/Mohamed_Sobhi_(actor)>

« Nous estimons que si l’Institut français rend hommage à Mohamed Sobhi, sa réputation en sera ternie. Nous vous prions instamment d’annuler immédiatement cette récompense infondée… Nous supposons que vous avez agi en toute bonne foi, sans connaître le caractère raciste qui entache votre récipiendaire. Cependant, si vous maintenez cette récompense, vous risquez d’être accusé de complicité à l’incitation à la haine », concluait M. Samuels.