Communiqués de presse 2019

Éditorial de Shimon Samuels publié en anglais dans The Jerusalem Post
le 11 juillet 2019

https://www.jpost.com/Opinion/UNESCO-World-Heritage-Committee-Azerbaijan-restrains-Palestinian-mayhem-595394

11 July 2019
Vue générale du siège de l’Unesco à Paris (photo Reuters).

Alors que la session de onze jours du Comité du patrimoine mondial (CPM) réuni à Bakou arrive à son terme, il nous incombe d’examiner les questions liées au patrimoine juif, dans un contexte où l’Unesco siège en l’absence de ses membres américains et israéliens.

Bien sûr, les sempiternelles résolutions réclamées par la Jordanie et les Palestiniens dans l’article 7 sur « la Vieille Ville de Jérusalem et ses remparts » et « Hébron/Al-Khalil avec le caveau des Patriarches » sont devenues leurs bannières sur le champ de bataille du patrimoine.

Leur cause a cependant été tempérée au sein du Groupe arabe et d’un nombre élargi d’États membres arabes :

« La crainte des Jordaniens que les Saoudiens prennent en main la garde des lieux saints de Jérusalem, couplée avec le soupçon des Palestiniens que les États-Unis apportent leur soutien à Riyad, semblent avoir divisé le Groupe arabe de l’Unesco. Cette situation a pour effet de permettre la ‘‘dépolitisation’’ des résolutions qui doivent être adoptées sur Jérusalem et Hébron. Dépolitisation réclamée par le président du pays hôte, l’Azerbaïdjan, inconditionnel d’un islam modéré. »

« Même si ces résolutions sont non contraignantes et qu’elles seront adoptées sans débat ni vote, leur simple existence stigmatise le patrimoine juif et constitue une offense pour tout le peuple juif… Ces résolutions réapparaîtront en octobre prochain au Conseil exécutif de l’Unesco à Paris, et en novembre à l’assemblée générale. »

Bakou, Azerbaïdjan, le 5 juillet 2019

5 July 2019
Shimon Samuels et Abulfas Garayev, ministre azerbaïdjanais de la Culture
et président du Comité du patrimoine mondial de Bakou.

Le directeur des Relations internationales du Centre Wiesenthal et observateur en chef auprès de l’Unesco, Shimon Samuels, a adressé la déclaration suivante au secrétariat de l’Unesco : 

« Ma dernière intervention au Comité du patrimoine mondial, je l’ai effectuée il y a deux ans à Cracovie, alors que je me retrouvais en compagnie d’un ancien maire d’Hébron. Celui-ci aurait assassiné six étudiants talmudiques au caveau des Patriarches.

Paris, le 2 juillet 2019

Dimanche 30 juin, en présence du maire de Jérusalem Moshé Leon et de représentants des communautés juive, catholique, protestante et chrétienne copte, la maire de Paris Anne Hidalgo a inauguré la place de Jérusalem.

Cette place se situe dans le 17e arrondissement, qui abrite de plus en plus de membres de la communauté juive fuyant la périphérie nord de Paris où vit une population croissante de musulmans, parmi lesquels des islamistes...

Moshé Leon a mis l’accent sur sa vision d’une Jérusalem multiconfessionnelle, en paix les uns avec les autres.

Anne Hidalgo a répliqué que la Ville sainte, inscrite au Patrimoine mondial, a toujours été sacrée pour les juifs, les chrétiens et les musulmans. Elle a indiqué qu’il a existé à Paris depuis le Moyen Âge une rue de Jérusalem, et qu’elle a disparu en 1883 pour laisser place au Palais de justice.

« Dans le livre d’Amos, l’Eternel menace de sanction pour ‘‘les trois transgressions de Damas’’. Puis il ajoute : ‘‘Et à cause de quatre, je ne révoquerai pas mon arrêt.’’ »

Genève, le 29 juin 2019

Rapport du directeur des Relations internationales du Centre Simon Wiesenthal, Shimon Samuels, observateur en chef auprès de l’ONU à Genève et de l’Unesco

1) Les 27 et 28 juin, la Conférence internationale de l’ONU réunie à Genève a débattu la question de Jérusalem, à la demande du Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien, par la voie de la Division des droits des Palestiniens et de l’Organisation de la coopération islamique.

2) Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, à Genève, critique régulièrement Israël au titre de son article 7 : « Violations israéliennes des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés », article qui se distingue de l’article 8 régissant les violations des droits de l’homme partout ailleurs dans le monde. Le 9 juillet aura lieu une session sur « Un demi-siècle d’occupation et de discrimination. Pour que les responsabilités soient établies et que justice soit faite ».

3) Le 30 juin, le Comité du patrimoine mondial de l’Unesco réuni à Bakou, en Azerbaïdjan, s’est comme toujours focalisé sur Jérusalem et Hébron.

« L’Unesco ne peut servir de tribune à la falsification et à la haine. »

Paris, le 24 juin 2019

Dans une lettre adressée à la directrice générale de l’Unesco, Audrey Azoulay, le directeur des Relations internationales du Centre Simon Wiesenthal, Shimon Samuels, lui exprimait la vive inquiétude que lui inspirait « le document WHC/19/43.COM/7A/Add.3 émis par l’Unesco le 21 juin dernier, concernant ‘‘la Vieille Ville de Jérusalem et ses remparts’’ et ‘‘la Vieille Ville d’Hébron/Al-Khalil (Palestine)’’. Ce document sera débattu au prochain Comité du patrimoine mondial (CPM) ».

M. Samuels alléguait que, « en tant que seule ONG juive accréditée au CPM, nous avons le devoir de parler, non pas uniquement au nom de nos 400 000 membres du monde entier, mais au nom du peuple juif et du judaïsme proprement dit ».