Édimbourg, le 11 août 2017

En 2014, un maelstrom de haine avait forcé le Jerusalem Incubator Theatre à quitter le festival d’Édimbourg sans qu’il puisse donner une seule représentation.

Un homme, Nigel Goodrich, a créé le « festival Shalom au festival Fringe d’Édimbourg » avec pour seul objectif « que justice soit rendue en permettant à la troupe israélienne de se produire ».

Malgré des manifestations d’agitateurs pro-palestiniens retenus par la police en dehors des locaux et le coût de mesures de sécurité subséquentes, le festival Shalom – sous la bannière « Construire des ponts culturels, célébrer la coexistence » – a ainsi rassemblé, entre autres, des dirigeants interreligieux, Chrétiens unis pour Israël, Stand With Us-UK, des projections de films israéliens, des représentations théâtrales… C’est aussi là que l’exposition coparrainée par le Centre Simon Wiesenthal et l’Unesco, « Le Peuple, le Livre, la Terre : « 3 500 ans de relations entre le peuple juif et la Terre sainte » a pu être présentée au public.

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Shimon Samuels s’adressant à des manifestants pro-palestiniens.

Cette année, les autorités nous ont soutenus, avec à leur tête Lord Provost Frank Ross, maire d’Édimbourg, qui a éloquemment accueilli le Centre Simon Wiesenthal en le félicitant pour ses efforts en faveur de la tolérance.

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De gauche à droite : Shimon Samuels, Joy Wolfe, le maire d’Édimbourg Frank Ross, Michael Friedman de l’ambassade d’Israël.

M. Samuels a remercié Joy Wolfe, président de l’association britannique Stand With Us, d’avoir organisé un itinéraire pour l’exposition à travers le Royaume-Uni, tout particulièrement en cette année du centenaire de la déclaration Balfour, précisant : « Quel autre ville qu’Édimbourg pourrait mieux célébrer cette page d’histoire qui marque le rôle joué par Lord Balfour ? »

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Shimon Samuels sur le podium.

M. Samuels a offert au maire d’Édimbourg une ancienne lampe à huile de Judée en souvenir de cette occasion, « lampe qui a peut-être été utilisée voilà deux mille ans par un Juif qui, dans l’obscurité, a lu une page de la Torah au milieu des ruines du Temple juif de Jérusalem incendié par les Romains ». « Que cette lampe puisse éclairer votre route pour faire face aux défis qui vous guettent dans cette belle ville d’Édimbourg », a-t-il ajouté.

Frank Ross a salué l’exposition Wiesenthal, la désignant comme « l’événement phare du festival ».

« Nous espérons que ces vingt-quatre panneaux contribueront à susciter respect mutuel et reconnaissance du patrimoine de toutes les croyances qui cohabitent en Terre sainte – une étape cruciale sur le chemin de la paix », a conclu M. Samuels.