Communiqués de presse 2020

Paris, le 23 août 2020 

Dans une lettre adressée à Elie Rosen, président de la communauté juive de Graz, le directeur des Relations internationales du Centre Simon Wiesenthal, Shimon Samuels, lui témoignait toute son horreur devant l’agression dont il a été victime devant la synagogue de cette ville autrichienne, heureusement sans mal.

Le Centre félicitait M. Rosen, qu’il estimait en grande partie responsable de la renaissance de la synagogue de Graz : tel le phénix, elle a ressuscité de ses cendres après l’incendie qui l’avait ravagée en 1938, au cours de la Nuit de cristal.

M. Samuels se disait préoccupé par « les attaques à répétition contre cette synagogue. Sa façade avait d’abord été souillée par des slogans d’activistes palestiniens, puis ses fenêtres fracassées, jusqu’à cette agression que vous venez de subir ».

La lettre se poursuivait en ces termes : « Nous avons pris bonne note de votre commentaire, ‘‘Tous ces actes de vandalisme ne sont pas le fait d’antisémites néonazis mais d’extrémistes de gauche’’. »

« Les dirigeants politiques à travers l’Autriche vous ont apporté leur soutien. Ils doivent aussi prendre des mesures pour empêcher la récidive de tels actes en identifiant rapidement leurs auteurs, en les inculpant et en les condamnant », soulignait M. Samuels.

« Le Centre Simon Wiesenthal vous exprime toute sa solidarité ainsi qu’à votre communauté », concluait le Centre.

« Argentins, réveillez-vous ! Les Juifs contrôlent le monde… Le virus, ce sont les Juifs… Mettez votre masque, ne pensez pas, ne vous plaignez pas ! »

Buenos Aires et Paris, le 23 août 2020 

Dans la ville argentine de Neuquén, en Patagonie, des affiches appellent la nation à se soulever contre les mesures sanitaires ordonnées par le gouvernement fédéral pour contrôler la pandémie.

Le message relève manifestement de la théorie du complot. Il affirme que le Covid-19 n’existe pas et que toutes les précautions prises pour l’éradiquer ont été fomentées par les Juifs dans le but de créer une dictature juive dans le monde et de vendre un vaccin contre une maladie imaginaire.

« Oradour brûle encore : en 1944, des Waffen SS avaient massacré 462 femmes et enfants, brûlés vifs dans l’église du village, crucifié un bébé de 7 mois et mis le feu à 180 hommes après les avoir mitraillés dans les jambes… »

Paris, le 23 août 2020 

Dans un message de condoléances et de solidarité adressé au maire d’Oradour-sur-Glane, Philippe Lacroix, le directeur des Relations internationales du Centre Wiesenthal, Shimon Samuels, partageait sa douleur avec ses concitoyens d’aujourd’hui après la découverte d’inscriptions négationnistes et la profanation du village-mémorial et de son musée.

« L’‘‘Année d’hébreu à l’étranger’’, un programme de l’École d’études orientales et africaines de l’université de Londres, se déroulait chaque année à l’Université hébraïque de Jérusalem, jusqu’à ce que l’argument que son campus se situe ‘‘en territoire occupé’’ y mette fin… Il ne faut pas confondre haine et liberté d’expression ! »

Paris, le 17 août 2020 

Dans une lettre adressée au secrétaire d’État à l’Éducation du Royaume-Uni, Gavin Williamson, le directeur des Relations internationales du Centre Simon Wiesenthal, Shimon Samuels, blâmait le conseil académique de l’École d’études orientales et africaines de l’université de Londres pour avoir interrompu son Programme annuel d’hébreu.

Le Centre Wiesenthal estime que, « en ce qui concerne l’antisémitisme, le facteur déterminant qui contribue à l’antisionisme et à l’anti-israélisme est insuffisamment abordé… Il est urgent d’adopter la définition de l’antisémitisme donnée par l’IHRA (Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste) ».

Paris, le 15 août 2020 

Dans une lettre adressée à la directrice générale de l’Unesco, Audrey Azoulay, et à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, le directeur des Relations internationales du Centre Simon Wiesenthal, Shimon Samuels – également observateur permanent auprès de l’Unesco et membre actif des ONG au Parlement européen –, les félicitait pour cette initiative conjointe : « L’objectif de ce projet est annoncé comme devant fournir ‘‘de nouvelles ressources pour lutter contre les théories du complot liées à la pandémie de Covid-19 sur les réseaux sociaux, à travers la pensée critique et l’empathie’’. »