Communiqués de Presse 2018

« Avant même que l’encre de la résolution sur le Moyen-Orient proposée par la directrice générale de l’Unesco ne soit sèche, résolution adoptée par consensus, le délégué palestinien annonce aux médias : ‘‘Les actions d’Israël sont une menace pour le patrimoine palestinien.’’ » 

Manama, Bahreïn, le 26 juin 2018 

Le Centre Simon Wiesenthal, en tant que seule Organisation non gouvernementale (ONG) juive accréditée auprès du Comité du patrimoine mondial de l’Unesco, exprimait son indignation « face au sabotage opéré aujourd’hui par la délégation palestinienne, sabotage qui ébranle la résolution conclue entre la Jordanie, les Palestiniens et Israël sur les sites patrimoniaux menacés de la région. Cette résolution sur le Moyen-Orient, proposée par la directrice générale de l’Unesco, Audrey Azoulay, a été adoptée par consensus ».

Paris, le 21 juin 2018

Dans une lettre adressée au président de la Coalition européenne des villes contre le racisme (l’Eccar), Benedetto Zacchiroli, le directeur des Relations internationales du Centre Simon Wiesenthal, Shimon Samuels, lui exprimait son indignation face aux saluts nazis et aux chants antisémites formulés par des supporters anglais à la Coupe du monde de football, en Russie.

M. Samuels lui faisait savoir qu’il se trouvait ravi d’avoir participé à la conférence de l’Eccar sur « Le racisme au football », conférence qui s’était tenue en avril dernier à Liège, en Belgique. Il ajoutait : « Comme vous le savez, nous surveillons l’actuelle Coupe du monde contre les dérives racistes. C’est pourquoi nous attirons votre attention sur la vidéo (lien ci-dessous) montrant des supporters anglais qui célèbrent la victoire de leur équipe contre la Tunisie, lundi 18 juin. Cette vidéo a été prise au bar Galeriya, à Volgograd – précédemment Stalingrad, site de l’attaque la plus meurtrière de Hitler au cours de la Seconde Guerre mondiale. »
https://twitter.com/27khv/status/1009480398206918657/video/1

« Les actes terroristes commis au Royaume-Uni frappent pour la plupart sans discernement, tandis qu’en France, les Juifs constituent toujours une cible privilégiée. »

« L’actuel système de défense est inadéquat, comme on l’a vu lors de l’agression d’une jeune étudiante dans son école juive. »

« Le plus dérangeant, c’est la réticence des tribunaux à reconnaître la nature antisémite de ces actes. »

Paris, le 18 juin 2018

Dans une lettre adressée au ministre français de l’Intérieur, Gérard Collomb, le directeur des Relations internationales du Centre Simon Wiesenthal, Shimon Samuels, lui indiquait qu’« en 2014, Andrew Hussey publiait The French Intifada et, en 2017, le député juif français Meyer Habib l’appelait ‘‘l’intifada des couteaux’’ (‘‘intifada’’ se traduit par ‘‘soulèvement’’ en arabe, terme originellement utilisé par les terroristes palestiniens contre les Israéliens) ».

M. Samuels poursuivait en ces termes : « Dans ce contexte, France 24 parlait, le 17 juin, dans une revue de l’actualité, de l’impact des agressions contre des cibles juives aux cris de Allahu Akhbar, agressions qui visent de plus en plus les écoliers. »

Éditorial de Shimon Samuels publié en anglais dans le Jerusalem Post
le 12 juin 2018
https://www.jpost.com/Opinion/Heritage-or-sovereignty-559800

Chevaux de Troie palestiniens et irakiens au comité de restitution de l’Unesco

12 June 2018 Blog
Vue d’ensemble du siège de l’Unesco à Paris (photo Reuters).

Le Centre Simon Wiesenthal a rendu hommage à la nouvelle directrice générale de l’Unesco, Audrey Azoulay, pour ses dénonciations fermes, au cours de ses six premiers mois d’exercice, contre la politisation de l’Organisation. Sa détermination à ramener l’Unesco vers une politique de consensus adresse un message puissant aux États-Unis et à Israël pour qu’ils reconsidèrent leur préavis de départ.

Paris, le 12 juin 2018

De sa campagne pour les Juifs soviétiques à sa création du Comité suédois contre l’antisémitisme, le vice-premier ministre suédois Per Ahlmark était un Juste contemporain parmi les nations, un fidèle ami de l’État d’Israël. Il s’était engagé pour manifester son soutien à Israël en temps de guerre.

J’avais été invité au 70e anniversaire de Per, célébré à Stockholm en 2009. Sa santé était déjà déclinante mais, tout comme feu Simon Wiesenthal, il aimait bien plaisanter. Simon disait que l’humour était « une arme pour les peuples sans défense ». Les histoires sur la politique le faisaient s’esclaffer, et surtout celles sur l’Union soviétique.

Lors de cette réception, quelqu’un à sa table a raconté que le président Brejnev avait souhaité se rendre en Finlande en visite officielle pour déposer une gerbe sur la tombe du Soldat inconnu. Le président Kekkonen était dans tous ses états car la Finlande n’en avait pas. Un de ses collaborateurs lui a alors proposé, pour l’occasion, de recouvrir la tombe de Sibelius d’une toile. Les Russes n’y verraient que du feu ! Mais, cet après-midi-là, une tempête s’est abattue sur Helsinki et la toile a été emportée par le vent. Brejnev, furieux, s’est tourné vers Kekkonen, qui lui a répondu : « Sibelius était un grand compositeur mais, comme soldat, il était totalement inconnu. »

Per était un vaillant « soldat » dans un pays où la plupart des cercles politiques rejetaient son message de justice et son combat contre la haine.

Le peuple juif et ses amis, le Centre Simon Wiesenthal, dont Rabbi Marvin Hier, doyen et fondateur, Rabbi Abraham Cooper, vice-doyen, son équipe et ses membres, le pleurent.

Notre Centre prépare actuellement, avec le Groupe d’amitié Suède-Israël, la présentation à travers la Suède de notre exposition « Le Peuple, le Livre, la Terre : 3 500 ans de relations entre le peuple juif et la terre d’Israël ».

L’exposition, inaugurée à l’Unesco, à Paris, a poursuivi sa route au siège des Nations unies à New York, au Congrès américain, au Parlement britannique, au Vatican, à la Knesset en Israël, à la mairie de Copenhague, au Conseil de l’Europe… Elle se tiendra maintenant en Suède et y sera dédiée à la mémoire de Per Ahlmark. Puisse-t-il reposer en paix et sa famille trouver le réconfort.

Shimon Samuels, directeur des Relations Internationales